Prochaines messes

  • Hindisheim - Messe de semaine suivie d'école de la foi (presbytère)
    jeu 20 juin 2024  18h30 - 19h30

  • Nordhouse - Messe de semaine St. Louis Gonzague
    ven 21 juin 2024  18h30 - 19h30

  • Limersheim - Messe anticipée du Dimanche
    sam 22 juin 2024  18h30 - 19h30

  • Nordhouse - Messe du Dimanche XII
    dim 23 juin 2024  9h00 - 10h00

  • Hipsheim - Messe du Dimanche
    dim 23 juin 2024  10h30 - 11h30

Feuilles de semaine

  • Feuille de semaine n°91

    La clé qui ouvre toutes les lectures que nous offre la liturgie de ce dimanche, c'est la confiance. Mais comment vivre dans la confiance ? Le prophète Ezéchiel nous décrit l’action de Dieu comme celui qui cueille un petit rameau, qui le plante en terre, pour lui permettre de devenir un cèdre magnifique où viennent s’abriter les oiseaux. Donc, le premier motif de notre confiance, c’est que c’est Dieu qui est à l’œuvre, c’est Lui qui prend l’initiative. Alors, ne tombons pas dans l’agitation ou dans l’anxiété. Dieu est là, nous sommes de simples collaborateurs. La première parabole de l’évangile, que Marc est le seul à rapporter, exprime cette confiance optimiste : «Nuit et jour, qu'il dorme ou qu'il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment.» En nous et autour de nous, Dieu est à l’œuvre de manière cachée, imperceptible, sans que nous en ayons conscience.

  • Feuille de semaine n°90

    Le message du livre de la genèse est clair : la source du mal moral est l’homme lui-même. Librement, l’homme a fait des choix en totale opposition avec la valeur essentielle de sa vie qu’est Dieu. Et cette révolte entraîne une quadruple rupture. Avec Dieu d’abord : en se coupant de sa source, l’homme devient un mince filet d’eau qui se perd dans la terre où il devait apporter la vie. Avec la nature ensuite : il y a lutte entre l’homme et la terre, et l’homme peut en venir à empoisonner la planète qui l’héberge. Avec les autres aussi, et en particulier avec sa femme, dont il a rompu la communion et l’amour par le soupçon et la peur. Avec lui-même enfin : il a brisé son harmonie intérieure, et la honte devant sa nudité devient l’image de cette division intime exprimée avec tant de force par le livre de la Genèse. Pourtant, signe d’espérance, il n’y a qu’un seul être qui est maudit, sans explication : Satan. L’homme finira par retrouver le sentier du paradis.

  • Feuille de semaine n°89

    Dieu nous aime. Il vient nous arracher à l’angoisse de la solitude. Non, nous sommes pas faits pour disparaître un jour de poussière et de cendre. Nous sommes faits pour épouser Dieu, pour partager le banquet de la Trinité. Et quel est le désir le plus intense de celui qui aime, sinon de se rendre proche ? Quel est son vœu le plus brûlant, sinon de s’unir à l’aimé ? L’Eucharistie est une ruse d’amoureux. Elle est Dieu qui se met à la portée de notre affection. « Prenez et mangez en tous ». Le Christ se donne dans l’intimité inouïe de la nourriture. « Voici mon corps livré… pour toi ! Voici mon sang versé … pour toi ! » Pour que tu sois vivant. Pour que tu ne doutes jamais plus que Dieu t’aime. Il se fait plus doux et plus humble que le nouveau-né, plus tendre que la maman qui a peur de « casser » son bébé en le serrant trop fort contre elle. Il se fait discret et nourrissant comme un morceau de pain, une gorgée de vin.

  • Feuille de semaine n°88

    Toutes les religions, y compris celle d’Israël durant l’Ancien Testament, font de Dieu le maître absolu de toutes choses – maître de la vie et de la mort, du bonheur et du malheur, maître des personnes et des choses. Et cette conception du Dieu maître de tout est souvent utilisée pour justifier et fonder le pouvoir de tous les autres maîtres d’ici-bas. La grande révolution qu’apporte Jésus, c’est qu’il appelle Dieu non plus « Seigneur » ou « maître », mais bien « Père ». Désormais aucune forme d’esclavage n’est justifiée, aucune forme d’attitude servile et craintive non plus, car pour Dieu les hommes et les femmes ne sont pas des esclaves, ni des serviteurs et des servantes, mais des fils et des filles.

  • Feuille de semaine n°87

    Le miracle de la liturgie n'est pas de commémorer un événement du passé. La liturgie de l’Eglise rend actuel l’événement célébré : aujourd’hui, l’Esprit nous est donné, aujourd’hui 'appel profond de toute l'Église retentit : « Viens Esprit Saint ! Viens Père des pauvres. Viens dispensateur des dons. Viens lumière des cœurs. » Nous savons que, par le baptême et la confirmation, nous sommes nés de l'eau et de l'Esprit. Nous savons également que chacun des sacrements comporte une épiclèse ( prière à l’Esprit Saint) qui vient, en quelque sorte, déployer l'action de Dieu. Mais cette régénération a toujours besoin d'être rendue actuelle. Sans cette force d'en haut, « il n'est rien dans l'homme qui ne soit innocent », nous dit le texte de la Séquence de la Pentecôte. C'est donc qu'il nous faut sans cesse désirer et demander cette grâce actuelle pour que « l'Esprit se joigne à notre esprit », qu'il fasse davantage de nous « des fils dans le Fils. » Appeler ou désirer ce don de Dieu, c'est implorer Dieu pour qu'il vienne se manifester à nous, qu'il accourt vers son peuple et le comble de ses bienfaits. Dans la prière du Viens Esprit Saint, l'Esprit y est appelé Père des pauvres. Cela indique que l'Esprit Saint nous enrichira des richesses de Dieu, à condition que nous nous présentions pauvres et humbles. C'est notre cœur pauvre que Dieu veut combler de ses dons et de sa présence.

  • Feuille de semaine n°86

    Les savants calculent, aujourd’hui, que l’univers, dans son fameux « big bang », a commencé par des températures supérieures à 100.000 milliards de milliards de degrés Kelvin. Or, personne n’a actuellement la moindre idée de ce qui peut se produire dans la matière à des températures pareilles. De même, personne ne peut se faire la moindre idée de ce qu’est réellement Dieu : quand nous essayons de l’aborder, tout brûle, tout flambe. Dieu est saint, Dieu est tout-autre ! Cette température fantastique qui règne au cœur de Dieu, Jésus nous en a dévoilé un aspect. Elle est celle de l’amour. Trois personnes qui ne font qu’un, dans l’amour. « Garde mes disciples dans la fidélité à ton Nom... pour qu’ils soient un comme nous-mêmes. » Dieu est une communauté de trois personnes tellement unies entre elles qu’elles ne font plus qu’un. C’est l’idéal même de tout amour véritable. Toute l’action de Jésus a été d’amener ses disciples au seul lieu où l’amour est totalement vrai, totalement saint, c’est-à-dire sans la moindre parcelle d’égoïsme ou de repli sur soi. Réaliser un peu d’amour dans nos relations humaines, dans notre vie de famille, dans notre travail professionnel, dans nos engagements, c’est concrétiser ici-bas un peu de la « température fantastique » qui est le secret de la Trinité. Et c’est entrer dans sa joie.

  • Feuille de semaine n°85

    Le mystère de l’Ascension est un mystère d’absence et de présence. Le monde d’aujourd’hui semble plus sensible à l’absence qu’à la présence. Il a même dénaturé l’absence de Jésus ; Jésus la voulait féconde et bienfaisante, elle est devenue mortifère et angoissante. L’homme moderne semble livré aux déterminismes de tous ordres, psychologiques, sociologiques ; sa liberté est devenue désespérante, et il n’y a plus en lui de mystère. ; il n’y a plus d’éternité ; l’homme semble avoir évacué de lui-même et de son horizon toute profondeur autre qu’humaine. Mystère de l’absence du Christ. Il avait dit pourtant : « il vous est bon que je m’en aille. » « Je ne vous laisserai pas orphelins. » « Je vous enverrai l’Esprit-Saint…il vous conduira vers la vérité tout entière. » Il vous rassemblera en Église ; il vous fera vivre en frères. Il vous fera chercher et trouver les chemins de l’annonce de l’Évangile. Il habitera ma Parole selon laquelle il vous façonnera. Il habitera les sacrements dont il sera pour vous à la fois l’acteur et le fruit sans cesse disponible à la quête de votre foi. Mystère d’une présence discrète, invisible à d’autres yeux que ceux de la foi, et grâce à laquelle nous avançons au cœur de ce monde à la recherche du seul visage qui vaille la peine d’être contemplé : « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » Et nous voici comme des voyageurs émerveillés de cette lumière découverte au fil des jours dans le partage fraternel et la prière humble et tenace. Nous devenons forts de cette présence qui se révèle souvent dans la faiblesse.

  • Feuille de semaine n°84

    Cet admirable passage de saint Jean est un hymne à l’amour. Les mots « aimer », « amour », « ami », se répètent 11 fois. On ne peut pas ne pas être frappé par le mouvement de « danse intérieure » qui vibre dans cette page. Une cascade descend de Dieu, en vagues ondulantes, puis remonte vers sa source, dans un climat de joie. Tout commence, pour Jésus, dans le secret de Dieu, dans l’abîme invisible qui est la « source » de tout. Laissons tomber ces mots comme des gouttes de jubilation dans une vasque de silence et de pur cristal. En Dieu Unique, il n’est pas de solitude ni de tristesse, mais la joie d’un amour vécu entre trois « personnes » disent les Latins, en trois « hypostases » disent les Byzantins, qui ne cessent de s’aimer : Dieu est amour. Le Père aime le Fils dans l'Esprit, Le Fils aime le Père par l'Esprit. Ce mystère d’amour est devenu un jour repérable, visible et sensible. En Jésus de Nazareth, il a fait battre un cœur d’homme : « Le Père m’a aimé... » Et voici que dans cet homme Jésus, le mouvement d’amour commence à se répandre sur l’humanité. Mais n’oublions pas que le « je vous aime » de Jésus a pris la forme d’une Passion, une grande passion d’amour fou et infini : « ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’à l’extrême »... (Jean 13,1)

  • Feuille de semaine n°83

    Pour produire du fruit, La vigne demande au vigneron beaucoup de soins et un entretien permanent, tout au long de l'année. C'est vraiment une histoire d'amour ! Laissée à elle-même, la vigne dégénère en très peu de temps. Je suis la vigne, dit Jésus. Il est le cep et ses disciples sont les sarments. Le Père est le vigneron. La leçon principale de ce passage de saint Jean, c’est que Jésus et les siens sont uns. Ils demeurent l’un dans l’autre. Jésus demeure en nous comme nous demeurons en lui. Plus le disciple est attaché au Christ, plus il l’aime. Plus il s’applique à écouter ses paroles et à les mettre en pratique, plus il donnera du fruit. Il n’est pas surpris de traverser des épreuves, de subir des attaques : elles sont comme autant de coups de sécateur du Père-vigneron qui l’émonde pour lui permettre de donner davantage de fruits.
 L’image de la vigne indique que l'action même du Christ qui passe dans celle du croyant. Etre croyant, c'est accepter de se laisser agir par Lui et de le laisser agir par nous. Le sarment que nous sommes n'est rien sans le cep qu’est le Christ, mais le cep produit du fruit dans le sarment.

  • Feuille de semaine n°82

    Le passage de l’Evangile de ce dimanche souligne quelques caractéristiques de Jésus bon pasteur. La première concerne la connaissance mutuelle entre la brebis et le berger : « Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent ». Dans l’Israël ancien, les brebis sont élevées essentiellement pour la laine et le lait. Celles-ci demeuraient par conséquent pendant de longues années en compagnie du berger qui finissait par connaître le caractère de chacune et par leur donner un nom affectueux. Ce que veut dire Jésus à travers ces images est clair. Il connaît ses disciples (et, en tant que Dieu, tous les hommes), il les connaît par « leurs noms », ce qui, pour la Bible, signifie dans leur moi le plus intime. Il les aime d’un amour personnel qui atteint chacun comme s’il était le seul à exister devant lui. Le Christ ne sait compter que jusqu’à un : et ce « un » c’est chacun de nous.
L’évangile d’aujourd’hui nous dit une autre chose du bon pasteur. Il donne sa vie pour les brebis et personne ne pourra les lui enlever. Cela explique la raison pour laquelle la liturgie nous propose l’Evangile du bon pasteur pendant le temps pascal : A Pâques, le Christ a montré qu’il était le bon pasteur qui donne sa vie pour ses brebis.
La réponse des brebis tient dans les quatre verbes que nous retrouvons dans l’évangile de ce jour : Écouter, non pas d'une oreille distraite la rumeur du jour et la laisser en surface sans qu'elle pénètre notre vie, mais écouter celui qui donne sens à nos vies.