Prochaines messes

  • Hindisheim - Messe de semaine Ste Isabelle de France
    jeu 22 février 2024  18h30 - 19h30

  • Nordhouse - Messe de semaine
    ven 23 février 2024  18h30 - 19h30

  • Ichtratzheim - Messe anticipée du Dimanche
    sam 24 février 2024  18h30 - 19h30

  • Limersheim - Messe du Dimanche carême II
    dim 25 février 2024  9h00 - 10h00

  • Nordhouse - Messe du Dimanche - Messe pour M. RICHTER Fabrice et famille
    dim 25 février 2024  10h30 - 11h30

Feuilles de semaine

  • Feuille de semaine n°70

    La lèpre dans la Bible fut le plus terrible fléau et le plus mystérieux. Le livre du Lévitique lui consacre deux chapitres entiers. Le législateur est surtout préoccupé de détecter les symptômes, non pas pour soigner le mal, ce dont ils étaient bien incapables à l’époque, mais pour exclure le malade de la communauté dont il met en danger la sainteté. Plus qu’une maladie, la lèpre est une impureté. Il faudra l’arrivée de Jésus pour voir traiter le lépreux comme un frère aimé. Plus. Jésus se fera l’un d’eux. Devant ce malheureux, qui enfreint les prescriptions légales pour s’approcher, Marc note chez Jésus un regard de compassion. Jésus a ce geste scandaleux de toucher de sa main l’intouchable. Et il lui dit : « Je veux, sois purifié ». Derrière la simplicité des mots de Marc sachons deviner l’abîme de l’Incarnation du Fils de Dieu, l’Humanité de Jésus porteuse de vie divine. Il est le Grand Sacrement de la rencontre de Dieu et de l’homme, dont tous les autres sacrements tirent leur efficacité. Il parle et il touche. Nous sommes plongés dans l’eau du baptême, nous mangeons le pain de l’eucharistie, tandis qu’une parole accompagne ces gestes corporels : « Je te baptise au nom du Père, du Fils, de l’Esprit » ; « Voici le corps du Christ ».

  • Feuille de semaine n°69

    Le cri de Job est celui de la souffrance innocente. Il blasphème et il adore, il en appelle à Dieu contre Dieu. Il refuse les explications toutes faites du mal et de la souffrance que lui opposent ses amis. Il est la rude question de l’homme déchiré par la souffrance. La réponse de Dieu, c’est la descente du Fils dans l’enfer de la douleur. Job réclamait à cors et à cris une explication à la souffrance. Jésus n’a pas répondu par des phrases. Selon le beau mot de Paul Claudel, il n’est pas venu « supprimer le mal », encore moins l’expliquer ; il est venu le remplir de sa présence. Sous l’apparente naïveté du récit de Marc et sous son évidente vivacité, sachons relever la pointe de sa narration : « Il s’approcha et il la releva en lui prenant la main ; la fièvre la quitta et elle se mit à les servir. » Le verbe relever désigne très souvent dans le Nouveau Testament la résurrection des morts. Jésus descend jusqu’aux enfers pour vaincre le mal à sa racine : la mort. Jésus a traversé la mort pour nous donner de la vaincre avec ses propres armes.

  • Feuille de semaine n°68

    Jésus parle à partir de ce qu’il est, de ce qui l’habite au plus profond de lui. Il parle vrai, il parle du cœur de son être, il parle comme il agit, il parle avec autorité. Sa parole réveille et secoue. C’est tout le contraire des prêches habituels qui bercent, ronronnent et ennuient. Jésus parle à partir de sa propre expérience de Dieu. Un de ses auditeurs réagit en cris et vociférations. « Un homme tourmenté par un esprit mauvais », nous dit l’évangile. Osons donc nous identifier à cet homme ! Peut-être que son cri viendra nous rejoindre dans notre souffrance intérieure. Car nous le connaissons bien cet être qui ne trouve plus de paix en lui-même tant il est dominé par les réalités obscures qui l’habitent. Face à Jésus, il vit une déchirure entre son désir d’être sauvé et la révolte qui le tient encore. Nous le connaissons bien, parce qu’il sommeille en nous. Il y a en chacun de nous des démons qui règnent en maîtres. Le fait est là : en chacun de nous, comme dans toute l’humanité, le Mal demeure un terrible mystère et une réalité que nul n’ignore et à laquelle personne n’échappe. Dans le meilleur des cas, nous cherchons à résister à l’ennemi intérieur ; mais souvent nous collaborons. Nous n’avons pas tellement envie d’être libérés : il faudrait prendre des initiatives, faire des choix difficiles, s’engager personnellement, alors que jusqu’à présent, d’autres (nos démons) nous ont dicté la conduite à tenir. Nous sommes complices des forces du mal et nous avons envie de crier, nous aussi, en perdant nos replis sur nous-mêmes et nos fausses sécurités, de devoir payer le prix de cette libération : « Es-tu venu pour nous perdre ? »

  • Feuille de semaine n°67

    Jésus s'adresse à nous aussi, par l'intermédiaire de l'évangile de ce jour, mais avec insistance, pour nous dire : « Il y a urgence. » Pour nous désinstaller. Pour nous empêcher de rester bien tranquilles dans notre petit confort. Il nous invite à marcher avec lui, à le suivre pour annoncer à notre monde que le Règne de Dieu est là et qu'il faut l'accueillir. Je suis certain que notre première réaction, si nous prenons au sérieux cet appel, sera une réaction de surprise. Pourquoi est-ce tellement urgent ? On aurait envie de répondre : « il n’y a pas le feu ! » Or Jésus nous répond : « Mais si, justement, il y a le feu ! » Parce que si nous continuons à vivre comme nous vivons aujourd'hui, nous ne verrons jamais l'approche du monde nouveau qu'il faut commencer à réaliser. Croire, c'est être certain qu'il y a beaucoup de choses à changer dans notre monde et qu'on peut changer quelque chose. Ne pas être résignés, sceptiques, moroses.

  • Feuille de semaine n°66

    Le désir d'un certain nombre de nos contemporains est de «rencontrer Dieu.» Essayons de répondre à l'interrogation de l'humanité en décrivant les deux rencontres décrites dans les textes bibliques que nous venons de lire. La première, entendue dans la première lecture est la manière abrupte de Dieu qui se manifeste à un enfant, Samuel, qui n'a rien demandé. De façon totalement inattendue, Dieu fait irruption dans la vie de cet enfant. Même de nos jours, nous avons des témoignages assez nombreux de convertis. Je pense à Paul Claudel qui raconte comment, un après-midi de Noël, à Notre-Dame de Paris, tout a basculé dans sa vie, alors que l'instant d'avant il était totalement incroyant. Je pense à un journaliste contemporain, André Frossard, qui raconte, dans un livre intitulé « Dieu existe, je l'ai rencontré », une rencontre semblable. Or, il y a une rencontre plus lente, plus habituelle qui est illustré par le récit de l'évangile d'aujourd'hui : la rencontre d'André et de son camarade avec Jésus

  • Feuille de semaine n°65

    Sommes-nous des chercheurs de Dieu ? Rechercher Dieu ne met pas en cause la foi, la confiance qui nous habite, mais c’est prendre conscience qu’il est toujours au-delà de nos prises. Nous n’aurons jamais fini de le découvrir. Mais lorsque nous parlons de lui, nous ne pouvons le faire qu’en passant par des représentations humaines, nécessairement éloignées de la réalité de Dieu. C'est ce qu'écrit au 4 e siècle saint Grégoire de Naziance dans une prière justement célèbre : « O toi l'au-delà de tout N'est-ce pas là tout ce qu'on peut chanter de toi ? Quel hymne te dira, quel langage ? Aucun mot ne t'exprime. A quoi s'attachera-t-il ? Tu dépasses toute intelligence. …Tout ce qui est te prie, et vers toi tout être qui pense ton univers fait monter une hymne de silence. … De tous les êtres tu es la fin; tu es tout être, et tu n'en es aucun. Tu n'es pas un seul être; tu n'es pas leur ensemble ; tu as tous les noms et comment te nommerais je, toi qu'on ne peut nommer ? … Prends pitié, 0 toi l'au-delà de tout n'est-ce pas là tout ce qu'on peut chanter de toi ? »

  • Feuille de semaine n°64 (31/12/2023)

    Avec Jésus la famille prend un sens tout à fait nouveau. Elle n'est plus, pour chacun des membres qui lui appartiennent, le cœur du monde, auquel tout doit être rapporté et rattaché. Elle est éclatée. Elle est le lieu dont on sort pour entrer dans le monde -un lieu de passage et d'entrée progressive à l'univers. C'est le glaive qui sépare le cœur de Marie en deux. Son cœur sera divisé entre le Fils qu'elle perd lorsqu'il lui échappe, au Temple, à l'âge de douze ans, lorsqu'il la quitte vers l'âge de trente ans, alors qu'elle est sans doute déjà veuve, et finalement lorsqu'il se fait crucifier. Ce cœur divisé est tout de suite ressoudé dans l'amour universel qu'elle partage avec son fils. De la Sainte Famille on sait peu de choses sinon qu'elle était pauvre. Joseph était un simple ouvrier. Lorsqu'ils présentent leur fils au Temple, ils présentent non pas l'agneau des riches mais les tourterelles des pauvres. Et cette famille modeste éclatera rapidement, dans le sens le plus positif du mot éclater - comme une fleur éclate en ouvrant ses pétales, pour s'ouvrir à la grande famille des disciples de Jésus, à la grande famille des nations.

  • Feuille de semaine n°64

    Vous serez traînés devant des gouverneurs et des rois à cause de moi : il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens." Au lendemain de Noël, l’Église dans sa sagesse, nous fait célébrer Saint Étienne, le premier des martyrs. Ainsi, nous réalisons mieux que Jésus naît dans un monde violent, et qu’il vient pour nous délivrer de toute violence. Dans le Don de l’Esprit Saint, Étienne, revêtus de la force de Jésus, tient tête avec douceur à la violence de ses adversaires. L’identification de sa vie avec celle de Jésus est manifeste : "Père, entre tes mains je remets mon esprit", disait Jésus. Étienne dira : "Jésus, je remets mon esprit entre tes mains." Il va ainsi retourner vers le Père. Dans son Amour incroyable, Dieu nous rejoint au plus intime de nous-mêmes, dans notre humanité, il nous redonne notre origine et notre finalité.

  • Feuille de semaine n°63 jour

    À la nuit de Noël appartient le secret de la naissance, racontée par saint Luc : « Vous trouverez un nouveau-né enveloppé de langes et couché dans une crèche. » (Luc 2). Tel est, en effet, l'événement au cœur de la nuit de Noël : la naissance au monde d'un être de chair et de sang. Après Luc qui nous donne à scruter le mystère de la « douce et sainte nuit », Jean au matin de la Nativité nous fait plonger dans la profondeur du mystère de « L’Immortel qui se fait mortel. » Car la naissance de Jésus à Bethléem n'est pas un commencement absolu. Avant de naître de la Vierge Marie, il vivait déjà aux siècles éternels, près du Père. Ce Fils qui apparaît aujourd'hui à nos yeux ne commence pas d'exister au moment où il nous est manifesté. De toujours à toujours, il est Dieu, avec le Père et dans l'unité de l'Esprit. D'où la formule de saint Jean au début de son Évangile : « Le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous. »

  • Feuille de semaine n°63 Nuit

    À la nuit de Noël appartient le secret de la naissance, racontée par saint Luc : « Vous trouverez un nouveau-né enveloppé de langes et couché dans une crèche. » (Luc 2). Tel est, en effet, l'événement au cœur de la nuit de Noël : la naissance au monde d'un être de chair et de sang. Après Luc qui nous donne à scruter le mystère de la « douce et sainte nuit », Jean au matin de la Nativité nous fait plonger dans la profondeur du mystère de « L’Immortel qui se fait mortel. » Car la naissance de Jésus à Bethléem n'est pas un commencement absolu. Avant de naître de la Vierge Marie, il vivait déjà aux siècles éternels, près du Père. Ce Fils qui apparaît aujourd'hui à nos yeux ne commence pas d'exister au moment où il nous est manifesté. De toujours à toujours, il est Dieu, avec le Père et dans l'unité de l'Esprit. D'où la formule de saint Jean au début de son Évangile : « Le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous. »