Prochaines messes

  • Limersheim - Messe de Semaine
    mer 10 juin 2026  9h30 - 10h30

  • Hindisheim - Messe de Semaine St. Barnabé, Ap.
    jeu 11 juin 2026  18h30 - 19h30

  • Nordhouse - Messe de Semaine Solennité du Sacré Cœur de Jésus
    ven 12 juin 2026  18h00 - 19h00

  • Ichtratzheim - Mariage Keller-Marimoutier
    sam 13 juin 2026  16h00 - 17h00

  • Hipsheim - Messe anticipée du Dimanche Coeur immaculé de Marie St. Antoine de Padoue
    sam 13 juin 2026  18h30 - 19h30

Feuilles de semaine

  • Feuille de semaine n°203

    Dieu nous aime. Il vient nous arracher à l’angoisse de la solitude. Non, nous sommes pas faits pour disparaître un jour de poussière et de cendre. Nous sommes faits pour épouser Dieu, pour partager le banquet de la Trinité. Et quel est le désir le plus intense de celui qui aime, sinon de se rendre proche ? Quel est son vœu le plus brûlant, sinon de s’unir à l’aimé ? S’il serait bien astucieux celui qui empêcherait le prin L’Eucharistie est une ruse d’amoureux. Elle est Dieu qui se met à la portée de notre affection. « Prenez et mangez en tous ». Le Christ se donne dans l’intimité inouïe de la nourriture. « Voici mon corps livré… pour toi ! Voici mon sang versé … pour toi ! » Pour que tu sois vivant. Pour que tu ne doutes jamais plus que Dieu t’aime. Il se fait plus doux et plus humble que le nouveau-né, plus tendre que la maman qui a peur de « casser » son bébé en le serrant trop fort contre elle. Il se fait discret et nourrissant comme un morceau de pain, une gorgée de vin.

  • Feuille de semaine n°201

    Le miracle de la liturgie n'est pas de commémorer un événement du passé. La liturgie de l’Eglise rend actuel l’événement célébré : aujourd’hui, l’Esprit nous est donné, aujourd’hui 'appel profond de toute l'Église retentit : « Viens Esprit Saint ! Viens Père des pauvres. Viens dispensateur des dons. Viens lumière des cœurs. » Nous savons que, par le baptême et la confirmation, nous sommes nés de l'eau et de l'Esprit. Nous savons également que chacun des sacrements comporte une épiclèse ( prière à l’Esprit Saint) qui vient, en quelque sorte, déployer l'action de Dieu. Mais cette régénération a toujours besoin d'être rendue actuelle. Sans cette force d'en haut, « il n'est rien dans l'homme qui ne soit innocent », nous dit le texte de la Séquence de la Pentecôte. C'est donc qu'il nous faut sans cesse désirer et demander cette grâce actuelle pour que « l'Esprit se joigne à notre esprit », qu'il fasse davantage de nous « des fils dans le Fils. » Appeler ou désirer ce don de Dieu, c'est implorer Dieu pour qu'il vienne se manifester à nous, qu'il accourt vers son peuple et le comble de ses bienfaits. Dans la prière du Viens Esprit Saint, l'Esprit y est appelé Père des pauvres. Cela indique que l'Esprit Saint nous enrichira des richesses de Dieu, à condition que nous nous présentions pauvres et humbles. C'est notre cœur pauvre que Dieu veut combler de ses dons et de sa présence.

  • Feuille de semaine n°200

    Qu’il nous est bon de saisir l’Eglise au premier instant de sa vie autonome ! La présence de Jésus a changé, et l’Esprit n’est pas encore venu. Luc nous transporte au premier étage d’une maison de Jérusalem. L’Église est là, en germe et en attente. Avant de parler et de se disperser, elle vérifie son unité et se recueille. Les onze apôtres sont là avec Pierre à leur tête. Mais ils ne sont pas seuls : il y a aussi des « frères » et quelques femmes. Dominant ces trois groupes se tient « Marie, la mère de Jésus », penchée sur le berceau de l’Église, comme elle le fut sur celui de Jésus. Communauté en silence et en prière, elle attend dans la joie son Seigneur : telle est l’Église… C'est dans cette chambre haute de Jérusalem que Jésus a vécu, juste avant sa passion, une prière ample et brûlante. Cette prière que la jeune communauté du Cénacle, nous l’avons entendu, a repris et prolongé dans l’attente de la Pentecôte. Et qu’y fait Jésus ?

  • Feuille de semaine n°199

    Le mystère de l’Ascension est un mystère d’absence et de présence. Le monde d’aujourd’hui semble plus sensible à l’absence qu’à la présence. Il a même dénaturé l’absence de Jésus ; Jésus la voulait féconde et bienfaisante, elle est devenue mortifère et angoissante. L’homme moderne semble livré aux déterminismes de tous ordres, psychologiques, sociologiques ; sa liberté est devenue désespérante, et il n’y a plus en lui de mystère. ; il n’y a plus d’éternité ; l’homme semble avoir évacué de lui-même et de son horizon toute profondeur autre qu’humaine. Mystère de l’absence du Christ. Il avait dit pourtant : « il vous est bon que je m’en aille. » « Je ne vous laisserai pas orphelins. » « Je vous enverrai l’Esprit-Saint…il vous conduira vers la vérité tout entière. » Il vous rassemblera en Église ; il vous fera vivre en frères. Il vous fera chercher et trouver les chemins de l’annonce de l’Évangile. Il habitera ma Parole selon laquelle il vous façonnera. Il habitera les sacrements dont il sera pour vous à la fois l’acteur et le fruit sans cesse disponible à la quête de votre foi.

  • Feuille de semaine n°198

    La foi chrétienne nous invite à prendre nos responsabilités, sur le plan de la société autant que sur celui de notre vie spirituelle. De par notre baptême, nous sommes envoyés au monde par le Christ qui nous a donné l’Esprit Saint. Osons prendre nos responsabilités. La deuxième lecture nous dit que prendre ses responsabilités ne signifie pas se livrer à des prises de position intempestives ou à des provocations puériles ! La responsabilité se fonde sur « la raison », « de la douceur et du respect », nous dit saint Pierre. « Rendre compte de l'espérance qui est en nous » présuppose nous puissions comprendre ce que nous croyons. La foi chrétienne suppose donc tout un travail personnel d'appropriation et d’intelligence. La foi se cultive. Nous nous entraînons dans la musique ou dans le sport ; nous nous exerçons à pratiquer les langues ou les mathématiques ; nous cherchons à progresser dans notre profession. Pourquoi en serait-il autrement à l'égard de la foi ? Beaucoup de chrétiens semblent tenir qu'on est chrétien une fois pour toutes, comme une fois pour toutes on a les yeux bleus ou noirs. Or la foi se cultive, sinon elle dépérit, de même que sans exercice nous oublions la pratique de la clarinette, du sport ou des langues.

  • Feuille de semaine n°197

    Ce soir là, Thomas a posé à Jésus la grande question, l’unique interrogation qui travaille toute l’humanité : « Nous ne savons pas où tu vas.» Quel est le but de la vie ? Le bonheur a-t-il un avenir ? Aucun homme ne peut vivre sans se donner des projets. Mais beaucoup se contentent d’objectifs à court terme : gagner de l’argent, élever une famille, progresser dans une profession ou une carrière... Mais un jour ou l’autre, l’homme est acculé à se poser la question plus radicale, à long terme : « Où allons-nous ? Vers quelle fin ultime nous dirigeons-nous ? » Les entreprises limitées peuvent donner à nos journées un premier sens immédiat. Mais à tout homme qui réfléchit, elles laissent un arrière-goût d’éphémère. Elles sont incapables de combler totalement notre soif de bonheur infini.

  • Feuille de semaine n°196

    Si Jésus frappe à la porte de nos cœurs, cette porte n'a pas de poignée au dehors. Elle ne peut s'ouvrir que de l'intérieur. C'est chacun de nous qui doit lui ouvrir sa porte. Sans prière, sans vie intérieure, il ne peut y avoir rencontre de Jésus. Aujourd’hui, 2000 ans ont passé depuis le discours de Pierre au jour de Pentecôte que nous rapportait la première lecture. « Convertissez-vous », disait-il, c'est-à-dire passez du côté de Dieu, entrez déjà dans cette résurrection que Jésus nous apporte par sa Pâque.

  • Feuille de semaine n°195

    En Palestine, il y a au moins quatre lieux qui pourraient être la localisation d’Emmaüs. Et les manuscrits anciens font varier entre « 60 stades » ou « 160 stades) la distance de Jérusalem. Cette imprécision est significative, autant que l’anonymat d’un des deux disciples. Emmaüs, c’est partout où un homme marche avec Jésus sans le savoir. Emmaüs, c’est partout où se produit la rencontre avec le Christ vivant. Mais comment se produit cette rencontre ?

  • Feuille de semaine n°194

    A la lumière des lectures de ce dimanche, nous avons à découvrir ou à approfondir les quatre piliers sur lesquels repose la foi de toute communauté chrétienne. Cette confiance est la seule à pouvoir nous libérer de la peur qui verrouille : guerres, destructions, difficultés familiales ou professionnelles, maladies... La première colonne irremplaçable qui soutient toute communauté d’Eglise est l’accueil de la Parole de Dieu, transmise par les apôtres, les premiers témoins. C’est elle qui suscite la foi. Fréquenter la Bible, c’est rencontrer Dieu dans son Fils Jésus. C’est l’entendre et le contempler. C’est devenir comme lui, agir comme lui, dans notre menu quotidien.

  • Feuille de semaine n°193 – semaine Sainte 2026

    A qui veut des « preuves » de la résurrection, l’évangile ne propose que le témoignage d’une fille de joie. Et puis celui de quelques hommes qui se sont montrés fort peu courageux lors de la passion de Jésus, et qui commenceront d’abord par être sceptiques... C’est donc une femme qui, la première se rend au tombeau, avant même Pierre et Jean. Tout indique que la résurrection est une naissance : « le premier jour de la semaine... de grand matin... alors qu’il fait encore sombre... » Le tombeau fait pour être un ossuaire, devient ici matrice maternelle. Il est ouvert et il est vide. Il a accouché de la vie.