Prochaines messes
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Hipsheim - Messe de Semaine Ste Scholastique
mar 10 février 2026 9h30 - 10h30
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Limersheim - Messe de Semaine ND de Lourdes, Journée Mondiale des Malades
mer 11 février 2026 9h30 - 10h30
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Hindisheim - Messe de Semaine St. Ludan
jeu 12 février 2026 18h30 - 19h30
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Nordhouse - Messe de Semaine
ven 13 février 2026 18h00 - 19h00
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Limersheim - Messe anticipée du Dimanche Onction des Malades Sts Cyrille et Méthode
sam 14 février 2026 18h30 - 19h30
Feuilles de semaine
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Feuille de semaine n°185
Habituellement on ne remarque pas qu’il y a du sel dans la soupe, pas plus qu’on n'est souvent attentif à la lumière. C’est le manque d’assaisonnement ou la panne d’électricité qui nous fait apprécier le sel ou la lumière… Ainsi en est-il de beaucoup de vies qui nous entourent. Habituellement on ne les remarque pas. Elles sont discrètes. C’est l’Esprit Saint qui habite au fond de nos cœurs qui nous donne de reconnaître la lumière de Dieu qui éclaire le visage de nos frères. « vous êtes la lumière du monde. » Non que nous soyons meilleurs que les autres, mais parce que nous avons reçus un trésor qui ne vient pas de nous, que d'autres nous ont transmis, et que nous avons la joie de partager : cette richesse, c'est la Parole de Dieu. C’est Dieu qui nous habite par sa Parole. C’est Dieu Père, Fils, Esprit qui vient demeurer en nos cœurs. Ce témoignage, Dieu nous invite à le donner dans la discrétion. C’est très important. Trop de sel rend la nourriture immangeable. Trop de lumière ne peut qu’éblouir et aveugler. Le sel et la lumière, usés avec mesure, sont des révélateurs. La nourriture existe avant qu’on la sale. La ville existe avant que s’allument les lampadaires. Mais le sel relève le goût des aliments et la lumière fait ressortir la beauté des êtres et du monde.
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Feuille de semaine n°184
Les valeurs de notre société exaltent la force, la puissance, l'énergie. Il s'agit de s'imposer, de se présenter face à l'autre, de lui en imposer. Et voilà que l'évangile, aujourd'hui, vante les petits, les faibles, les humbles, ceux qui n'ont rien et ceux qui ne sont rien. Il y a quelque chose en nous qui se hérisse, quand on nous dit « Heureux les pauvres, ceux qui pleurent ». Alors, faut-il pleurer pour être heureux ? Faut-il connaître le malheur pour être heureux ? Que veut dire ce paradoxe de l'évangile? Le message des Béatitudes reflète avant tout la personnalité de Jésus. Au lieu de dire : "Heureux les pauvres de cœurs, les doux..." on peut dire, parlant du Christ : "Heureux LE pauvre de cœur, LE doux..." Alors, maintenant, il faut regarder de notre côté. Et nous demander si, aujourd'hui, dans ce monde tel qu'il est, dans ce monde de violence, un monde dur, un monde d'agression, où règne une guerre totale au plan économique, qui fait beaucoup de victimes. Dans ce monde-là, peut-on être encore aujourd'hui l'homme des Béatitudes ? C’est non seulement possible, mais indispensable. Il faut devenir pauvre de cœur. Qu'est-ce que cela veut dire? Il ne s'agit pas de la pauvreté de celui qui n'a rien, ou qui a peu. Cela, c'est un mal. La misère, c'est un mal qu'il faut combattre. Il s'agit d'autre chose.
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Feuille de semaine n°183
Le Royaume, cela ne nous dit peut-être rien, à nous, aujourd'hui, malgré le fait que dans notre république, il y a toujours une fascination pour la monarchie, et que les présidents sont comme des rois non couronnés Pour les Juifs, cela voulait dire quelque chose. Il y avait toujours la nostalgie du grand royaume : celui de David, mille ans plus tôt. Mais ensuite, tout s'était disloqué : d'abord à cause de rivalités internes, puis, à cause des grandes invasions qui au cours des siècles avaient déferlé sur ce petit pays. Et pour finir, la déportation à Babylone. Et plus récemment encore, l'occupation romaine. Et puis, vient Jean-Baptiste. Il annonce que le « Royaume » est tout proche. André et Jean ont été ses disciples : il leur désigne Jésus comme l'agneau de Dieu. Si bien que lorsque Jésus arrive à Capharnaüm, pour annoncer que « le Royaume est tout proche »,ils quittent tout pour le suivre.
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Feuille de semaine n°182
A la lumière des textes de la liturgie de ce dimanche, posons-nous cette question : baptisés, qui sommes-nous ? Nous pouvons tout d’abord nous dire, comme le Serviteur du livre d’Isaïe : « Le Seigneur m’a formé dès le sein de ma mère ». Dès avant ma naissance, c’est Dieu qui m’a appelé, choisi. Et mes parents, en demandant pour moi le baptême, n’ont fait que répondre à l’appel de Dieu. Ils ont répondu oui « pour que je sois son serviteur », et c’est à moi de confirmer chaque jour, parvenu à l’âge adulte, la réponse que mes parents avaient faite pour moi à mon baptême. J’ai été choisi, serviteur de Dieu, pour être « la lumière des nations ». Et au jour de mon baptême, le prêtre a remis à mon père un cierge allumé, symbole de cette lumière. « Vous êtes la lumière du monde ». Avec saint Paul, nous pouvons dire ensuite que nous sommes « l’Eglise de Dieu ». Paul s’adresse aux chrétiens de Corinthe. Qui sont-ils ? Un ramassis de pauvres gens : dockers du port, esclaves, prolétaires, petits artisans. Dans la même lettre, Paul dira : « Du point de vue humain, il y a parmi vous peu de sages, peu de puissants, peu de membres de familles importantes. mais Dieu a choisi ce que le monde estime bas et méprisable, ce qui n’est rien à ses yeux ». Eh bien, c’est à cette communauté que Paul écrit : « Vous êtes l’Eglise de Dieu, rendus saints par le Christ. Vous êtes le peuple saint ». C’est à nous aussi, aujourd’hui, que Paul redit : « Vous êtes l’Eglise de Dieu, le peuple saint », ce qui constitue notre identité, notre dignité de chrétiens.
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Feuille de semaine n°181
La fête du baptême du Seigneur vient clore le temps de Noël. En Jésus, commence une nouvelle création, celle d’un peuple nouveau, passé par le baptême de mort et de vie. L’eau est un mystère, qui traverse toute la Bible. Eaux destructrices du Déluge et eaux régénératrices du Jourdain. Mystère de vie et de mort, eaux sépulcrales et eaux maternelles, elles évoquent la traversée de la Mer Rouge et surtout le passage, à travers l’océan de la mort, du Ressuscité. A la puissance du mal signifiée par l’eau jaunie d’alluvions du petit fleuve de Palestine, Jésus apporte la présence de son infinie compassion. Depuis ce jour, il n’est pas de pécheur le plus abîmé qu’il ne puisse rejoindre. Il s’est fait le plus proche des plus loin. Et c’est là, quand son humiliation arrive au plus bas, qu’éclate l’épiphanie, la manifestation solennelle. L’étoffe céleste se déchire. En Jésus, Dieu se donne une Parole. Par sa vie, ses mots et ses gestes, il sera « la voix du Père » parmi les hommes.
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Feuille de semaine n°180
La fête de l’Épiphanie célèbre Celui qui vient visiter son peuple. Elle se déploie en trois moments de la vie de Jésus qui seront lus et médités durant ce mois de janvier dans nos églises : l'adoration des Mages ; le baptême du Christ au Jourdain, et les noces de Cana.. Arrêtons-nous aujourd’hui sur le premier volet de la fête de l’Épiphanie, l’épisode des mages. Le grand message que saint Matthieu veut nous y communiquer c’est tous les hommes de tous les nations, sont invités à la suite des mages à chercher Dieu. Certes, c'est toujours Dieu qui, le premier, cherche l'homme ! C’est là le sens de l'étoile : c'est Dieu qui prend l'initiative. Mais n’est-il pas le laissé pour compte de nos emplois du temps ? Celui dont on s'occupe quand on n'a rien d'autre à faire. Celui qu'on a toujours de bonnes raisons d’oublier: parce qu’il ne répond pas instantanément à nos prières, parce que les croyants ne sont pas meilleurs que les autres, parce qu’il y a trop de souffrance dans le monde… autant de raisons que nous nous donnons pour négliger Dieu. Heureusement il y a toujours des Mages. La passion des savants à chercher la vérité, la fascination des poètes et des artistes pour la beauté, la soif de justice de ceux qui s’engagent à construire une planète plus belle, le désir d’infini des mystiques sont des signes de cette dimension divine qui habite tout être humain. Les mages nous apprennent donc trois choses. Offrons, avec eux, nous aussi, l’or, l’encens et la myrrhe.
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Feuille de semaine n°179
Avec Jésus la famille prend un sens tout à fait nouveau. Elle n'est plus, pour chacun des membres qui lui appartiennent, le cœur du monde, auquel tout doit être rapporté et rattaché. Elle est éclatée. Elle est le lieu dont on sort pour entrer dans le monde -un lieu de passage et d'entrée progressive à l'univers. C'est le glaive qui sépare le cœur de Marie en deux. Son cœur sera divisé entre le Fils qu'elle perd lorsqu'il lui échappe, au Temple, à l'âge de douze ans, lorsqu'il la quitte vers l'âge de trente ans, alors qu'elle est sans doute déjà veuve, et finalement lorsqu'il se fait crucifier. Ce cœur divisé est tout de suite ressoudé dans l'amour universel qu'elle partage avec son fils. De la Sainte Famille on sait peu de choses sinon qu'elle était pauvre. Joseph était un simple ouvrier. Lorsqu'ils présentent leur fils au Temple, ils présentent non pas l'agneau des riches mais les tourterelles des pauvres. Et cette famille modeste éclatera rapidement, dans le sens le plus positif du mot éclater - comme une fleur éclate en ouvrant ses pétales, pour s'ouvrir à la grande famille des disciples de Jésus, à la grande famille des nations.
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Feuille de semaine n°178
Vous serez traînés devant des gouverneurs et des rois à cause de moi : il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens." Au lendemain de Noël, l’Église dans sa sagesse, nous fait célébrer Saint Étienne, le premier des martyrs. Ainsi, nous réalisons mieux que Jésus naît dans un monde violent, et qu’il vient pour nous délivrer de toute violence. Dans le Don de l’Esprit Saint, Étienne, revêtus de la force de Jésus, tient tête avec douceur à la violence de ses adversaires. L’identification de sa vie avec celle de Jésus est manifeste : "Père, entre tes mains je remets mon esprit", disait Jésus. Étienne dira : "Jésus, je remets mon esprit entre tes mains." Il va ainsi retourner vers le Père. Dans son Amour incroyable, Dieu nous rejoint au plus intime de nous-mêmes, dans notre humanité, il nous redonne notre origine et notre finalité. .
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Feuille de semaine n°177
Chaque année, la nuit de Noël nous entendons le message des anges aux bergers de Bethléem : « Aujourd’hui un sauveur vous est né ». Chaque année aussi la première lecture de la messe de minuit est tirée du livre du prophète Isaïe. Isaïe écrivait au cours du huitième siècle avant Jésus-Christ. A cette époque, dans le nord de la Terre sainte, en Samarie et en Galilée, la situation était vraiment désespérée : Tout le territoire avait été envahi par les armées venues de Ninive : l’occupation était barbare ; une partie importante de la population avait été déportée de la façon la plus cruelle : beaucoup avaient les yeux crevés. Le prophète intervient pour dire que Dieu n’oublie pas son peuple et déjà, dans sa foi, il voit déjà comment la situation sera retournée : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière, sur ceux qui habitaient le pays de l’ombre, une lumière a resplendi ... Oui ! Un enfant nous est né, un fils nous a été donné ». C’est manifestement de la naissance d’un roi que parle Isaïe un roi qui apportera la paix. Et le prophète, voyant toujours plus loin, annonce : « La paix sera sans fin…Voilà ce que fait l’amour invincible du Seigneur de l’univers ».
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Feuille de semaine n°176
Jeudi prochain, c’est Noël. En ce dernier dimanche de l’Avent, notre regard se porte vers les parents de l’enfant qui va naître : Joseph et Marie... Un couple qui est bien plus proche de nos situations humaines qu’une lecture superficielle de l’évangile ne pourrait le laisser croire. Au départ, voici donc deux jeunes, entre quinze et vingt ans, qui ont fait ensemble le beau projet de devenir époux. Ils sont des fiancés heureux. Ils connaissent ce temps du bonheur que sont les fiançailles. Or, voici que vient la souffrance. Joseph connaît l’affreuse souffrance morale d’apprendre que sa fiancée est enceinte. Tout son rêve de bonheur vole en éclats. Et là, il décide de ne pas épouser Marie. C’est la décision d’un homme juste, nous dit l’évangile. De quelqu’un qui s’efface de la vie de Marie et de son enfant qui vient de Dieu. Cette histoire, en son essentiel, est parfois la nôtre. Nous nous trouvons dans des situations de contraintes que nous n’aurions pas choisies mais que nous sommes invités à dépasser, pour trouver une solution en Dieu. Couples stériles, enfants inattendus, enfants malades, grands adolescents qui donnent du souci, enfants adultes qui suivent un chemin qui nous est douloureux... dans toutes ces situations, nous sommes tentés de nous passer de Dieu. Or, la solution dernière de nos problèmes humains, comme pour Joseph, ne se trouve qu’en Dieu !










