Prochaines messes
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Auteur/autrice : Frédéric SCHNEIDER
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09/10 – Soirée du Doyenné (Encyclique du Pape : Magnifica Humanitas, à propos de l’IA)
La soirée du Doyenné de Molsheim-Bruche aura lieu le vendredi 9 octobre à l’Espace Pluriel de Dorlisheim Le format sera similaire à celui des précédentes soirées, de 18h00 à 22h00…
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03/10 – Formation le « Parcours des Baptisés »
Envie de mieux comprendre votre foi et de la vivre avec d’autres, près de chez vous ? Le diocèse propose le « Parcours des Baptisés », une formation en 7…
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Feuille de semaine n°214
« Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant !» Dix sur dix pour la qualité de la formule. « Dieu t'en garde… cela ne t'arrivera pas !» Zéro pour le commentaire, avec blâme et mise en garde ! Mais si Jésus rabroue Pierre, il ne le repousse pas, comme il le fit avec Satan au désert. Il lui demande d'aller derrière lui, en vrai disciple. La tête et le cœur ne suffisent pas pour être vraiment le disciple de Jésus. Il faut encore l'accepter tel qu'il est et non pas tel que nous voudrions qu'il soit. Oui, nous croyons, mais c'est souvent en notre conception personnelle du Messie que nous croyons. Il y a là une conversion à vivre, un avant et un après. Dans un premier temps, nous sommes disposés à faire des œuvres pour Dieu, à nous donner beaucoup de mal pour lui, à travailler pour sa gloire… mais quand même aussi pour la nôtre. Nous sommes comme Pierre, qui tire Jésus par la manche en lui disant : « Cesse de déprimer, allons, tu es le messie annoncé, le Fils du Dieu vivant ! Tout le monde va t'accueillir et tu vas voler de succès en succès. » Nous voulons en quelque sorte dicter à Dieu sa conduite : cela a quelque chose de satanique… Et puis vient le jour où nous changeons enfin le fusil d'épaule. Nous abandonnons nos beaux plans, pour épouser ce que Dieu veut vraiment. Nous ne faisons plus des œuvres pour Dieu, mais nous consentons à l'œuvre que Dieu veut faire à travers nous.
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27/09 – Journée solos dans notre doyenné
Il y aura une journée pour les solos, comprenez les personnes seules (veuf(ve), célibataire ou divorcé(e)….) Le dimanche est une journée souvent triste pour les personnes seules, d’où cette proposition…
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Feuille de semaine n°213
« Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » Plus qu’un porteur de clés, qu’un concierge de paradis, Pierre e41541st d’abord un homme clé. IL est lui-même une clé. Il a d’ailleurs vu des portes s'ouvrir toutes seules devant lui, sans qu'il eût à sortir un trousseau: l'ange et lui, « franchirent un premier poste de garde, puis un second, et parvinrent à la porte de fer qui donne sur la ville. D'elle-même, elle s'ouvrit devant eux » (Actes 12, 10). Pierre doit attendre, un peu plus loin dans ce récit, qu'on lui ouvre la porte : « Il frappa à la porte d'entrée, et une jeune servante nommée Rhodè s'avança pour répondre. Ayant bien reconnu la voix de Pierre, elle en fut si joyeuse qu'au lieu d'ouvrir la porte, elle rentra en courant et annonça que Pierre était là devant la porte.» (Actes 12, 13-14.) Rien ne sert d'avoir des clefs, si l'on n'est pas capable d'ouvrir, si l'on n'a pas, soi-même, une certaine capacité d'ouverture. Pierre est celui qui ouvre. L’Eglise doit être celle qui ouvre. Celle qui éveille les esprits à l'intelligence du mystère de Dieu, les cœurs à l’accueil de la tendresse de Dieu, celle qui dégage les portes de l’espérance et du pardon. Celle qui, de ses mains fragiles, livre passage à l’illimité de l’Amour trinitaire. Passons nous-mêmes en Dieu et nous deviendrons des passeurs.
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Feuille de semaine n°212
L'Assomption est la fête par excellence de la sainte Vierge puisque c'est la fête de sa naissance à l'éternité. C'est le jour de l'Assomption que le Saint Esprit la fait apparaître dans toute sa lumière, ajoutant à la plénitude de grâce qu'il a déjà donnée à Marie, la plénitude de la gloire du Père. Après la joie de la présence de Jésus qu'elle portait en elle, après l'allégresse qu'elle a chanté chez sa cousine Elisabeth, Marie connaît les épreuves de des incompréhensions, des insultes et des rejets que Jésus a du affronter tout au long de sa vie publique. Puis, lors de la Passion et la mort de son Fils, elle doit même sacrifier les derniers moments d'intimité avec lui pour prendre Jean. Et c'est nous qu'elle prend en son cœur avec Jean. Voyez comme Marie a tout vécu, avant nous et reste avec nous dans les difficultés de notre route. Les dernières années de sa vie, l'Ecriture ne nous en dit rien. Le livre des Actes mentionne sa présence au sein de la première communauté qui persévère dans la prière. Là aussi, Marie reste cachée, vivant, comme nous, les infirmités de la vieillesse. Plus elle avance dans l'amour, plus sa foi devient obscure et plus elle vit son espérance dans la faiblesse.Or, maintenant, Marie chante le Magnificat du ciel. Tous les chœurs des anges, les patriarches et tous les justes que Jésus ressuscité est allé chercher aux enfers, chantent les merveilles réalisées en elle par le Saint Esprit. Mais Marie n'est pas au ciel pour elle seule. Jésus est le Fils aîné, il est notre frère. Il a donné des apôtres et des saintes femmes à son Eglise, et donc des grands frères et de grandes sœurs. Mais cela ne suffit pas à de tout petits enfants. Il leur faut une maman. Marie est dans la gloire avec son corps maternel. Elle est présente à chacun de nous. Elle a une prédilection pour chacun de ses enfants, pour celui-ci parce qu'il est si pauvre, celui-là parce qu'il souffre, le troisième parce qu'il est persécuté. Elle nous apprend à ne pas vivre la croix comme une malédiction, mais à l'accepter doucement.
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Feuille de semaine n°211
Il se rendit dans la montagne, à l'écart, pour prier. Ces quelques mots passent souvent inaperçus entre deux moments éclatants. Après avoir multiplié les pains pour une foule de plus de cinq mille hommes, Jésus marche sur les eaux agitées de la mer. Mais dans l'ombre discrète, cette phrase révèle le secret intime de Jésus. Au cœur même du découragement qui le guette, comme jadis, le prophète Elie, il puise dans la prière l' audace de continuer. Jésus, lui aussi, a connu nos fatigues, nos déceptions devant l'incompréhension des foules, plus avides de nourritures terrestres que du Pain du ciel ! S'il quitte les foules enfiévrées d'espoirs politiques, s'il renvoie ses disciples encore si lourds et apeurés, s'il fuit les critiques incessantes des pharisiens qui ne reconnaîtront jamais sa messianité, c'est pour refaire ses forces dans le calme de la nuit et le silence de la prière. Oui, il sera un Messie pauvre, obscur, aimant jusqu'à l'extrême et ressuscitant de nos morts. Beaucoup de nos frères juifs, "ayant pour eux… les promesses de Dieu", à la grande douleur de saint Paul, ne l'ont pas reconnu...
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Feuille de semaine n°210
Se manifeste la frémissante humanité de Jésus. Il avait besoin de moments de calme, car le plus souvent il affronte l’hostilité de la foule, des chefs, et parfois même de sa propre famille. L’on sait jusqu’où le conduira cette haine. Mais les doux, les humbles de cœur, les pécheurs qui se repentent. Eux, ils étaient heureux, dans la paix lorsque, sans le savoir, ils recevaient Dieu lui même mangeant et buvant avec eux… Charles de Foucauld redécouvrit Dieu lentement, surtout au cours de l’année qu’il passa à explorer le Maroc où la prière des musulmans l’impressionna. L’amitié de sa cousine Marie de Bondy et la rencontre avec le saint abbé Huvelin, firent le reste. Il se convertit en 1886. « Aussitôt que je crus qu’il y avait un Dieu, écrira-t-il plus tard à un ami, je compris que je ne pouvais faire autrement que de ne vivre que pour Lui ». Et que fera-t-il pour ne vivre que pour Dieu ? Il imitera le Christ dans sa vie cachée de Nazareth. Le Père de Foucauld écrit en 1905, lors d’un séjour précisément à Béthanie : « Mon Seigneur et mon Dieu, mon Bien-aimé Jésus, vous êtes dans la paix, le calme, l’amour, il semblerait que tout vous aime au ciel et sur la terre, tant vous êtes entouré de tendresse, d’admiration passionnée, d’attentions délicates … Que cela est doux, que cela est doux de vous sentir dans cette douce retraite, dans de doux recueillement, dans ce doux asile de Béthanie ! Vous allez bientôt nous mettre à table ; pas avant huit heures et demie pourtant, car le samedi soir, on prend tard le dernier repas : il faut le temps d’allumer le feu et de préparer ! » (Nouveaux écrits spirituels, p. 142-3)
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Feuille de semaine n°209
« Tirer de son trésor du neuf et du vieux », entendions-nous à l’instant dans l’évangile. Comme Salomon dans la première lecture, le disciple de Jésus est celui ou celle qui demande à Dieu « de lui donner un cœur plein de discernement, un cœur intelligent et sage », un cœur pour savoir ce qui doit être conservé et ce qui doit être abandonné. Jésus nous invite aujourd’hui à redécouvrir l’essentiel dans nos vies. Il nous convie à discerner ce qui constitue notre véritable trésor, notre perle précieuse. Le trésor, la perle, eh bien c’est d’abord chacun de nous. Pour Dieu, ma sœur, mon frère, tu es son trésor, sa perle, la paupière de ses yeux. « Vois JE t'ai gravé sur la paume de mes mains » (Isaïe 49-16). Dieu est Celui qui a tout donné pour nous dire qu’il nous aime. Découvrir le trésor caché, la perle de grand prix c’est d’abord c’est d’abord se découvrir et s’accepter aimer à l’infini par Dieu. Dieu nous aime inconditionnellement, non pas parce que nous sommes aimables, mais pour que nous le devenions.
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Feuille de semaine n°208
Qui ne se heurte au problème du mal ? Le mal est dans le monde et dans l’Église. Pourtant, il est difficile de l’admettre. Nous voudrions un monde meilleur ou une Église sans taches ni rides. Assez volontiers, nous nous mettrions à la recherche de coupables. C’est oublier que dans notre propre cœur, ivraie et blé poussent côte à côte. Nous sommes bien incapables de démêler les mauvaises herbes du bon grain. Faut-il le faire d’ailleurs ? Jésus met en garde contre la précipitation de ceux qui voudraient s’y attaquer. Il accepte le mélange des bons et des mauvais. Il va jusqu’à provoquer le scandale en donnant ses préférences aux pécheurs. Il n’a jamais parlé d’une communauté de purs que serait l’Église. Il est patient comme son Père. Il sait que le cœur de l’homme est subtil. Les actes les meilleurs peuvent cacher une forme insidieuse d’orgueil. Et des défauts extérieurs peuvent occulter injustement de réelles qualités. Que nous sommes impatients de la conversion… des autres ! Nous ne sommes pas mandatés pour opérer un tri et exclure ceux qui, à nos yeux, ne sont pas dignes. Il faut se méfier des purs et durs. Ils ne sont que des puritains qui, sous prétexte de purification, transformeraient le champ de blé en champ de bataille, arrachant à la fois le froment et le chiendent, incapables qu’ils sont de les distinguer.







