Prochaines messes

  • Hindisheim - Messe anticipée du Dimanche
    sam 08 août 2026  18h30 - 19h30

  • Hipsheim - Messe du Dimanche XIX
    dim 09 août 2026  10h00 - 11h00

  • Hindisheim - Solennité de l'assomption – procession aux flambeaux a partir de la chapelle
    sam 15 août 2026  18h30 - 19h30

  • Ichtratzheim - Messe anticipée du Dimanche
    sam 22 août 2026  18h30 - 19h30

  • Limersheim - Messe du Dimanche XXI
    dim 23 août 2026  10h00 - 11h00

Auteur/autrice : Frédéric SCHNEIDER

  • Feuille de semaine n°210

    Se manifeste la frémissante humanité de Jésus. Il avait besoin de moments de calme, car le plus souvent il affronte l’hostilité de la foule, des chefs, et parfois même de sa propre famille. L’on sait jusqu’où le conduira cette haine. Mais les doux, les humbles de cœur, les pécheurs qui se repentent. Eux, ils étaient heureux, dans la paix lorsque, sans le savoir, ils recevaient Dieu lui même mangeant et buvant avec eux… Charles de Foucauld redécouvrit Dieu lentement, surtout au cours de l’année qu’il passa à explorer le Maroc où la prière des musulmans l’impressionna. L’amitié de sa cousine Marie de Bondy et la rencontre avec le saint abbé Huvelin, firent le reste. Il se convertit en 1886. « Aussitôt que je crus qu’il y avait un Dieu, écrira-t-il plus tard à un ami, je compris que je ne pouvais faire autrement que de ne vivre que pour Lui ». Et que fera-t-il pour ne vivre que pour Dieu ? Il imitera le Christ dans sa vie cachée de Nazareth. Le Père de Foucauld écrit en 1905, lors d’un séjour précisément à Béthanie : « Mon Seigneur et mon Dieu, mon Bien-aimé Jésus, vous êtes dans la paix, le calme, l’amour, il semblerait que tout vous aime au ciel et sur la terre, tant vous êtes entouré de tendresse, d’admiration passionnée, d’attentions délicates … Que cela est doux, que cela est doux de vous sentir dans cette douce retraite, dans de doux recueillement, dans ce doux asile de Béthanie ! Vous allez bientôt nous mettre à table ; pas avant huit heures et demie pourtant, car le samedi soir, on prend tard le dernier repas : il faut le temps d’allumer le feu et de préparer ! » (Nouveaux écrits spirituels, p. 142-3)

  • Feuille de semaine n°209

    « Tirer de son trésor du neuf et du vieux », entendions-nous à l’instant dans l’évangile. Comme Salomon dans la première lecture, le disciple de Jésus est celui ou celle qui demande à Dieu « de lui donner un cœur plein de discernement, un cœur intelligent et sage », un cœur pour savoir ce qui doit être conservé et ce qui doit être abandonné. Jésus nous invite aujourd’hui à redécouvrir l’essentiel dans nos vies. Il nous convie à discerner ce qui constitue notre véritable trésor, notre perle précieuse. Le trésor, la perle, eh bien c’est d’abord chacun de nous. Pour Dieu, ma sœur, mon frère, tu es son trésor, sa perle, la paupière de ses yeux. « Vois JE t'ai gravé sur la paume de mes mains » (Isaïe 49-16). Dieu est Celui qui a tout donné pour nous dire qu’il nous aime. Découvrir le trésor caché, la perle de grand prix c’est d’abord c’est d’abord se découvrir et s’accepter aimer à l’infini par Dieu. Dieu nous aime inconditionnellement, non pas parce que nous sommes aimables, mais pour que nous le devenions.

  • Feuille de semaine n°208

    Qui ne se heurte au problème du mal ? Le mal est dans le monde et dans l’Église. Pourtant, il est difficile de l’admettre. Nous voudrions un monde meilleur ou une Église sans taches ni rides. Assez volontiers, nous nous mettrions à la recherche de coupables. C’est oublier que dans notre propre cœur, ivraie et blé poussent côte à côte. Nous sommes bien incapables de démêler les mauvaises herbes du bon grain. Faut-il le faire d’ailleurs ? Jésus met en garde contre la précipitation de ceux qui voudraient s’y attaquer. Il accepte le mélange des bons et des mauvais. Il va jusqu’à provoquer le scandale en donnant ses préférences aux pécheurs. Il n’a jamais parlé d’une communauté de purs que serait l’Église. Il est patient comme son Père. Il sait que le cœur de l’homme est subtil. Les actes les meilleurs peuvent cacher une forme insidieuse d’orgueil. Et des défauts extérieurs peuvent occulter injustement de réelles qualités. Que nous sommes impatients de la conversion… des autres ! Nous ne sommes pas mandatés pour opérer un tri et exclure ceux qui, à nos yeux, ne sont pas dignes. Il faut se méfier des purs et durs. Ils ne sont que des puritains qui, sous prétexte de purification, transformeraient le champ de blé en champ de bataille, arrachant à la fois le froment et le chiendent, incapables qu’ils sont de les distinguer.

  • Pré-inscription – Messe du Saint-Père à Metz

    À l’occasion de la venue du Saint-Père à Metz, une messe sera célébrée le lundi 28 septembre à 15h. Notre communauté de paroisses souhaite organiser un déplacement en bus au…

  • Feuille de semaine n°207

    Le temps des vacances est favorable au recul et à la retraite. Nous pouvons mieux nous y interroger sur nous-mêmes. Nous y avons aussi la possibilité de surtout y découvrir la prodigieuse fertilité de la Parole de Dieu quand elle a trouvé un sol hospitalier. La graine semée en terre est donc la Parole de Dieu. Elle est gonflée de vie, de bonheur, de force irrésistible. Mais encore faut-il qu’elle tombe dans une bonne terre. Quelle terre suis-je pour recevoir cette Parole ? Suis-je comme un sentier à la croûte durcie, me tenant à l’écart, indifférent à toute attente religieuse ? Ou suis-je pareil à un humus léger, superficiel qui se laisse attendrir par une lecture, un film ou une rencontre, mais qui oublie très vite la grâce donnée ? Suis-je encore comme un champ envahi par les ronces des convoitises, des amertumes, de la jalousie, et qui ne permet pas à la voix de Dieu de se faire entendre ? Et même, si je suis une bonne terre, ne puis-je pas la travailler davantage pour la préparer à recueillir la semence ? Les congés ne sont-ils pas un moment propice à un sérieux bilan spirituel ?

  • Feuille de semaine n°206

    Nous avons la chance d’avoir dans notre paroisse deux saint Patrons très vénérés dans l’Église et qui ont beaucoup à nous apprendre. Que pouvons nous apprendre su la relation entre Jésus et ses apôtres ? Le Christ a fait le choix de Pierre et Paul. Il les a pris tout entier, tels qu’ils étaient, c'est-à-dire un peu "bruts de décoffrage" au départ ! Pourquoi les a-t-il choisis ? Par amour. « Pierre, m’aimes-tu vraiment ? L’Église des Apôtres, dès le départ, repose sur un amour gratuit, et non sur les compétences, ou sur la force de ceux qui la composent. Si c’était le cas, elle n’aurait pas duré longtemps ! Ensuite, Jésus leur a donné une responsabilité, une responsabilité pour annoncer la vraie foi, pour guider les premiers croyants. Quand on aime, on fait confiance. Nous pouvons tous faire mémoire de ces personnes qui, au cours de notre vie, ont su reconnaître notre vraie valeur, nos talents cachés, que nous n’aurions pas osé déployer si elles ne nous avaient pas dit : « Vas-y, n’hésite pas, c’est là que tu es attendu…» ? Pouvons-nous faire mémoire de ces personnes, et rendre grâce ?

  • Feuille de semaine n°205

    Ne craignez pas ! Jésus sait qu’il est n’est jamais confortable de parler de Dieu. Comme Jérémie, ceux qui s’engagent à sa suite, loin de connaître la sympathie et les encouragements, devront subir l’épreuve, l’incompréhension, les moqueries et même la persécution. Pourtant, il nous redit comment dominer cette crainte qui prend à chaque époque de nouveaux visages. On peut s’aventurer sur tous les sujets, les plus futiles ou les plus scabreux, avec orchestration des médias, mais gare à celui qui rappelle les exigences de l’évangile ! Oser parler de Jésus est devenu un acte de courage. Ne craignez pas les hommes, nous répète Jésus. Les hommes ne peuvent atteindre en nous que la vie terrestre, le corps. Mais aucune puissance humaine n’est capable de détruire ce qui fait notre valeur véritable, l’espérance de la vie éternelle, l’âme. Le persécuté est plus grand que son persécuteur. Le torturé est plus grand que son bourreau. L’assassiné est plus grand que son meurtrier. Etre « une âme plus forte », voilà qui compte… Soyez sans crainte ! Vous valez bien plus que tous les moineaux du monde. » Ne pas craindre, non à cause d’un optimisme béat, qui gommerait toutes les rudesses de la vie, mais à cause d’une confiance en l’amour vigilant de notre Père capable de veiller sur le plus petit passereau.

  • Feuille de semaine n°204

    La moisson est abondante et les ouvriers sont si peu nombreux… Voilà une phrase de l’évangile qui reste d’actualité, en ces temps où non seulement les prêtres, mais aussi les laïcs engagés, se font rares. Le Seigneur continue à lancer son appel à se mettre au service des hommes. Les foules sont toujours abattues et lassees comme des brebis sans berger. Alors, que faire ? Adopter l’attitude de Jésus. Tout est dans le regard et dans le cœur. Comme Jésus, il nous faut d’abord voir l’immense peuple des humains labouré par la souffrance, épuisé et découragé par mille et une formes d’oppression, des victimes de guerre... Comme Jésus, il faut accueillir avec compassion tous ces affamés du corps et de l’esprit. Comme Jésus, il nous faut être un micro ultrasensible qui capte les multiples formes de souffrances et s’en fait mal… Devant ces maladies à guérir et ces souffrances à soulager, et qui serrent le cœur, il ne faut pas se décourager. Il faut d’abord avoir le réflexe de prier. L’évangélisation s’enracine dans l’adoration et la supplication. Le premier ouvrier que le Christ a sous la main, c’est nous, si nous prions. Et ne prions pas seulement pour que le Seigneur envoie les autres sur le chantier. Ne vivons pas notre foi comme ces milliers de supporters trop facilement critiques vis-à-vis des 22 joueurs qui, eux, se dépensent durement. Ayons plutôt le courage du prophète Isaïe : « Seigneur, me voici, envoie-moi » Peu importe l’heure ou l’âge, il y a toujours quelque chose à faire dans les champs du Père, ne serait-ce que quelques épis à glaner.

  • Feuille de semaine n°203

    Dieu nous aime. Il vient nous arracher à l’angoisse de la solitude. Non, nous sommes pas faits pour disparaître un jour de poussière et de cendre. Nous sommes faits pour épouser Dieu, pour partager le banquet de la Trinité. Et quel est le désir le plus intense de celui qui aime, sinon de se rendre proche ? Quel est son vœu le plus brûlant, sinon de s’unir à l’aimé ? S’il serait bien astucieux celui qui empêcherait le prin L’Eucharistie est une ruse d’amoureux. Elle est Dieu qui se met à la portée de notre affection. « Prenez et mangez en tous ». Le Christ se donne dans l’intimité inouïe de la nourriture. « Voici mon corps livré… pour toi ! Voici mon sang versé … pour toi ! » Pour que tu sois vivant. Pour que tu ne doutes jamais plus que Dieu t’aime. Il se fait plus doux et plus humble que le nouveau-né, plus tendre que la maman qui a peur de « casser » son bébé en le serrant trop fort contre elle. Il se fait discret et nourrissant comme un morceau de pain, une gorgée de vin.