Prochaines messes

  • Nordhouse - Messe anticipée du Dimanche - Charles et Augustine SCHMITT
    sam 18 juillet 2026  18h30 - 19h30

  • Hindisheim - Messe du Dimanche XVI - Joseph SPISSER
    dim 19 juillet 2026  10h00 - 11h00

  • Hipsheim - Messe anticipée du Dimanche
    sam 25 juillet 2026  18h30 - 19h30

  • Ichtratzheim - Messe du Dimanche XVII
    dim 26 juillet 2026  10h00 - 11h00

  • Limersheim - Messe anticipée du Dimanche
    sam 01 août 2026  18h30 - 19h30

Auteur/autrice : Frédéric SCHNEIDER

  • Feuille de semaine n°207

    Le temps des vacances est favorable au recul et à la retraite. Nous pouvons mieux nous y interroger sur nous-mêmes. Nous y avons aussi la possibilité de surtout y découvrir la prodigieuse fertilité de la Parole de Dieu quand elle a trouvé un sol hospitalier. La graine semée en terre est donc la Parole de Dieu. Elle est gonflée de vie, de bonheur, de force irrésistible. Mais encore faut-il qu’elle tombe dans une bonne terre. Quelle terre suis-je pour recevoir cette Parole ? Suis-je comme un sentier à la croûte durcie, me tenant à l’écart, indifférent à toute attente religieuse ? Ou suis-je pareil à un humus léger, superficiel qui se laisse attendrir par une lecture, un film ou une rencontre, mais qui oublie très vite la grâce donnée ? Suis-je encore comme un champ envahi par les ronces des convoitises, des amertumes, de la jalousie, et qui ne permet pas à la voix de Dieu de se faire entendre ? Et même, si je suis une bonne terre, ne puis-je pas la travailler davantage pour la préparer à recueillir la semence ? Les congés ne sont-ils pas un moment propice à un sérieux bilan spirituel ?

  • Feuille de semaine n°206

    Nous avons la chance d’avoir dans notre paroisse deux saint Patrons très vénérés dans l’Église et qui ont beaucoup à nous apprendre. Que pouvons nous apprendre su la relation entre Jésus et ses apôtres ? Le Christ a fait le choix de Pierre et Paul. Il les a pris tout entier, tels qu’ils étaient, c'est-à-dire un peu "bruts de décoffrage" au départ ! Pourquoi les a-t-il choisis ? Par amour. « Pierre, m’aimes-tu vraiment ? L’Église des Apôtres, dès le départ, repose sur un amour gratuit, et non sur les compétences, ou sur la force de ceux qui la composent. Si c’était le cas, elle n’aurait pas duré longtemps ! Ensuite, Jésus leur a donné une responsabilité, une responsabilité pour annoncer la vraie foi, pour guider les premiers croyants. Quand on aime, on fait confiance. Nous pouvons tous faire mémoire de ces personnes qui, au cours de notre vie, ont su reconnaître notre vraie valeur, nos talents cachés, que nous n’aurions pas osé déployer si elles ne nous avaient pas dit : « Vas-y, n’hésite pas, c’est là que tu es attendu…» ? Pouvons-nous faire mémoire de ces personnes, et rendre grâce ?

  • Feuille de semaine n°205

    Ne craignez pas ! Jésus sait qu’il est n’est jamais confortable de parler de Dieu. Comme Jérémie, ceux qui s’engagent à sa suite, loin de connaître la sympathie et les encouragements, devront subir l’épreuve, l’incompréhension, les moqueries et même la persécution. Pourtant, il nous redit comment dominer cette crainte qui prend à chaque époque de nouveaux visages. On peut s’aventurer sur tous les sujets, les plus futiles ou les plus scabreux, avec orchestration des médias, mais gare à celui qui rappelle les exigences de l’évangile ! Oser parler de Jésus est devenu un acte de courage. Ne craignez pas les hommes, nous répète Jésus. Les hommes ne peuvent atteindre en nous que la vie terrestre, le corps. Mais aucune puissance humaine n’est capable de détruire ce qui fait notre valeur véritable, l’espérance de la vie éternelle, l’âme. Le persécuté est plus grand que son persécuteur. Le torturé est plus grand que son bourreau. L’assassiné est plus grand que son meurtrier. Etre « une âme plus forte », voilà qui compte… Soyez sans crainte ! Vous valez bien plus que tous les moineaux du monde. » Ne pas craindre, non à cause d’un optimisme béat, qui gommerait toutes les rudesses de la vie, mais à cause d’une confiance en l’amour vigilant de notre Père capable de veiller sur le plus petit passereau.

  • Feuille de semaine n°204

    La moisson est abondante et les ouvriers sont si peu nombreux… Voilà une phrase de l’évangile qui reste d’actualité, en ces temps où non seulement les prêtres, mais aussi les laïcs engagés, se font rares. Le Seigneur continue à lancer son appel à se mettre au service des hommes. Les foules sont toujours abattues et lassees comme des brebis sans berger. Alors, que faire ? Adopter l’attitude de Jésus. Tout est dans le regard et dans le cœur. Comme Jésus, il nous faut d’abord voir l’immense peuple des humains labouré par la souffrance, épuisé et découragé par mille et une formes d’oppression, des victimes de guerre... Comme Jésus, il faut accueillir avec compassion tous ces affamés du corps et de l’esprit. Comme Jésus, il nous faut être un micro ultrasensible qui capte les multiples formes de souffrances et s’en fait mal… Devant ces maladies à guérir et ces souffrances à soulager, et qui serrent le cœur, il ne faut pas se décourager. Il faut d’abord avoir le réflexe de prier. L’évangélisation s’enracine dans l’adoration et la supplication. Le premier ouvrier que le Christ a sous la main, c’est nous, si nous prions. Et ne prions pas seulement pour que le Seigneur envoie les autres sur le chantier. Ne vivons pas notre foi comme ces milliers de supporters trop facilement critiques vis-à-vis des 22 joueurs qui, eux, se dépensent durement. Ayons plutôt le courage du prophète Isaïe : « Seigneur, me voici, envoie-moi » Peu importe l’heure ou l’âge, il y a toujours quelque chose à faire dans les champs du Père, ne serait-ce que quelques épis à glaner.

  • Feuille de semaine n°203

    Dieu nous aime. Il vient nous arracher à l’angoisse de la solitude. Non, nous sommes pas faits pour disparaître un jour de poussière et de cendre. Nous sommes faits pour épouser Dieu, pour partager le banquet de la Trinité. Et quel est le désir le plus intense de celui qui aime, sinon de se rendre proche ? Quel est son vœu le plus brûlant, sinon de s’unir à l’aimé ? S’il serait bien astucieux celui qui empêcherait le prin L’Eucharistie est une ruse d’amoureux. Elle est Dieu qui se met à la portée de notre affection. « Prenez et mangez en tous ». Le Christ se donne dans l’intimité inouïe de la nourriture. « Voici mon corps livré… pour toi ! Voici mon sang versé … pour toi ! » Pour que tu sois vivant. Pour que tu ne doutes jamais plus que Dieu t’aime. Il se fait plus doux et plus humble que le nouveau-né, plus tendre que la maman qui a peur de « casser » son bébé en le serrant trop fort contre elle. Il se fait discret et nourrissant comme un morceau de pain, une gorgée de vin.

  • Feuille de semaine n°201

    Le miracle de la liturgie n'est pas de commémorer un événement du passé. La liturgie de l’Eglise rend actuel l’événement célébré : aujourd’hui, l’Esprit nous est donné, aujourd’hui 'appel profond de toute l'Église retentit : « Viens Esprit Saint ! Viens Père des pauvres. Viens dispensateur des dons. Viens lumière des cœurs. » Nous savons que, par le baptême et la confirmation, nous sommes nés de l'eau et de l'Esprit. Nous savons également que chacun des sacrements comporte une épiclèse ( prière à l’Esprit Saint) qui vient, en quelque sorte, déployer l'action de Dieu. Mais cette régénération a toujours besoin d'être rendue actuelle. Sans cette force d'en haut, « il n'est rien dans l'homme qui ne soit innocent », nous dit le texte de la Séquence de la Pentecôte. C'est donc qu'il nous faut sans cesse désirer et demander cette grâce actuelle pour que « l'Esprit se joigne à notre esprit », qu'il fasse davantage de nous « des fils dans le Fils. » Appeler ou désirer ce don de Dieu, c'est implorer Dieu pour qu'il vienne se manifester à nous, qu'il accourt vers son peuple et le comble de ses bienfaits. Dans la prière du Viens Esprit Saint, l'Esprit y est appelé Père des pauvres. Cela indique que l'Esprit Saint nous enrichira des richesses de Dieu, à condition que nous nous présentions pauvres et humbles. C'est notre cœur pauvre que Dieu veut combler de ses dons et de sa présence.

  • Feuille de semaine n°200

    Qu’il nous est bon de saisir l’Eglise au premier instant de sa vie autonome ! La présence de Jésus a changé, et l’Esprit n’est pas encore venu. Luc nous transporte au premier étage d’une maison de Jérusalem. L’Église est là, en germe et en attente. Avant de parler et de se disperser, elle vérifie son unité et se recueille. Les onze apôtres sont là avec Pierre à leur tête. Mais ils ne sont pas seuls : il y a aussi des « frères » et quelques femmes. Dominant ces trois groupes se tient « Marie, la mère de Jésus », penchée sur le berceau de l’Église, comme elle le fut sur celui de Jésus. Communauté en silence et en prière, elle attend dans la joie son Seigneur : telle est l’Église… C'est dans cette chambre haute de Jérusalem que Jésus a vécu, juste avant sa passion, une prière ample et brûlante. Cette prière que la jeune communauté du Cénacle, nous l’avons entendu, a repris et prolongé dans l’attente de la Pentecôte. Et qu’y fait Jésus ?

  • Feuille de semaine n°199

    Le mystère de l’Ascension est un mystère d’absence et de présence. Le monde d’aujourd’hui semble plus sensible à l’absence qu’à la présence. Il a même dénaturé l’absence de Jésus ; Jésus la voulait féconde et bienfaisante, elle est devenue mortifère et angoissante. L’homme moderne semble livré aux déterminismes de tous ordres, psychologiques, sociologiques ; sa liberté est devenue désespérante, et il n’y a plus en lui de mystère. ; il n’y a plus d’éternité ; l’homme semble avoir évacué de lui-même et de son horizon toute profondeur autre qu’humaine. Mystère de l’absence du Christ. Il avait dit pourtant : « il vous est bon que je m’en aille. » « Je ne vous laisserai pas orphelins. » « Je vous enverrai l’Esprit-Saint…il vous conduira vers la vérité tout entière. » Il vous rassemblera en Église ; il vous fera vivre en frères. Il vous fera chercher et trouver les chemins de l’annonce de l’Évangile. Il habitera ma Parole selon laquelle il vous façonnera. Il habitera les sacrements dont il sera pour vous à la fois l’acteur et le fruit sans cesse disponible à la quête de votre foi.

  • Feuille de semaine n°198

    La foi chrétienne nous invite à prendre nos responsabilités, sur le plan de la société autant que sur celui de notre vie spirituelle. De par notre baptême, nous sommes envoyés au monde par le Christ qui nous a donné l’Esprit Saint. Osons prendre nos responsabilités. La deuxième lecture nous dit que prendre ses responsabilités ne signifie pas se livrer à des prises de position intempestives ou à des provocations puériles ! La responsabilité se fonde sur « la raison », « de la douceur et du respect », nous dit saint Pierre. « Rendre compte de l'espérance qui est en nous » présuppose nous puissions comprendre ce que nous croyons. La foi chrétienne suppose donc tout un travail personnel d'appropriation et d’intelligence. La foi se cultive. Nous nous entraînons dans la musique ou dans le sport ; nous nous exerçons à pratiquer les langues ou les mathématiques ; nous cherchons à progresser dans notre profession. Pourquoi en serait-il autrement à l'égard de la foi ? Beaucoup de chrétiens semblent tenir qu'on est chrétien une fois pour toutes, comme une fois pour toutes on a les yeux bleus ou noirs. Or la foi se cultive, sinon elle dépérit, de même que sans exercice nous oublions la pratique de la clarinette, du sport ou des langues.