Prochaines messes

  • Nordhouse - Mariage de Maryse KOUMBA et de Gilles FUCHS
    sam 20 août 2022  16h00 - 17h00

  • Hindisheim - Messe (Fam. Auguste MEYER et WILLER-HECKMANN)
    sam 20 août 2022  18h30 - 19h30

  • Limersheim - Messe (Berthe et François HUGEL)
    dim 21 août 2022  10h00 - 11h00

  • Hindisheim - Messe St Louis (Marie FOESSEL et Fam.)
    jeu 25 août 2022  18h30 - 19h30

  • Hipsheim - Mariage de Anaïs BOURGUIGNON et Jean-Marie SPIELMANN
    sam 27 août 2022  16h00 - 17h00

Editorial Juillet 2022

Un prêtre s’en va, un autre arrive. La communauté reste. Un nouveau partenariat est à construire. Elle est passée l’époque où un prêtre par village s’occupait de presque tout. Il était une présence familière et finissait par connaitre toutes les familles. Quand il mariait ceux qu’il avait baptisés, c’était le signe qu’il pourrait prendre en charge une autre communauté.

Les temps ont changé et changeront encore. Aujourd’hui, un prêtre a la charge de plusieurs villages et dans certaines régions ce nombre grimpe à trente, quarante clochers. On parle de crise des vocations. Mais il y a crises de vocations dans beaucoup de domaines : métiers de soignants, enseignants, même dans les métiers du tourisme actuellement. Ces crises nous interrogent, pas seulement sur l’attractivité d’un « métier » mais sur ce qui fait qu’un tissu social arrive à s’organiser et à assurer différents services.
Mon constat après sept années dans la communauté de paroisses du pays de St Ludan, c’est qu’on attend beaucoup du prêtre, parfois de trop. Si aujourd’hui, j’écris que « la communauté reste », c’est pour indiquer que celle-ci est appelée à se prendre en main, tout en étant accompagnée. Il lui faut nourrir la vie de foi de ses membres tout en restant ouverte à tous. Les paroisses ou les communautés de paroisses ne peuvent plus fonctionner comme une station service à laquelle on a recours en cas de besoin (baptême, catéchèse des enfants, mariages, funérailles).
Le prêtre ne peut plus courir d’une demande à une autre.

Cet été, je serai absent deux semaines. La solution la plus facile serait de dire ; il y a des messes ailleurs. Avec l’Equipe d’Animation Pastorale, nous avons fait le choix de préparer des Assemblées Dominicales. Même s’il n’y a pas de prêtre, une communauté a besoin de rassembler, d’être nourrie par la Parole de Dieu et de célébrer son Seigneur. Je pense souvent à ces communautés chrétiennes qui ont survécu au Japon pendant 250 ans sans prêtre. Elles s’étaient organisées dans la clandestinité alors que le pays était fermé à tout missionnaire de l’étranger. Elles ont nourri leur foi et l’ont proposé à leurs enfants.

L’arrivée d’un nouveau prêtre est l’occasion pour une communauté de se mobiliser, d’être force de proposition et d’engagement. Quant à moi, même si aujourd’hui, je ne sais pas encore où je vais habiter, je continuerai à œuvrer au service de la foi et de l’évangile au rythme que je pourrai soutenir.

Etienne