Prochaines messes

  • Hipsheim - Messe de semaine
    mar 28 mai 2024  9h30 - 10h30

  • Limersheim - Messe de semaine
    mer 29 mai 2024  9h30 - 10h30

  • Hindisheim - Messe de semaine Ste Jeanne d'Arc
    jeu 30 mai 2024  18h30 - 19h30

  • Nordhouse - Maiaandacht et Messe de semaine Visitation BMV - M. SCHAAL Jean-Paul
    ven 31 mai 2024  18h00 - 19h00

  • Ichtratzheim - Messe anticipée de la solennité
    sam 01 juin 2024  18h30 - 19h30

Edito Novembre 2023

Et Paix sur la terre !
Chers paroissiens,
La nuit de Noël, nous allons le chanter avec les chœurs des anges à Bethléem : Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté… (bonae voluntatis). Vous remarquerez que les mots que j’utilise sont bien plus parlants que l’insipide traduction aux hommes qu’il aime.
Vu la situation dans le monde, et en particulier en Terre Sainte, cet hymne nous interpelle profondément. Bonae voluntatis… Pour arriver à une paix, il faut donc mettre du sien, être de bonne volonté, ce qui implique aussi la justice. La pauvreté et l’oppression mènent nécessairement à la violence. Loin de vouloir prendre position dans ce conflit israélo-palestinien, le sang des victimes innocentes crie vers les cieux, quelle que soit leur origine ou religion.
Le cri de justice va de pair avec le pardon : une véritable paix restera impossible aussi longtemps qu’on refuse de tourner le regard vers l’avenir.
Enfin, la véritable paix n’est pas l’absence de violence, de faits d’armes. La véritable paix, c’est le Shalom de la Bible : l’harmonie des hommes entre eux, des hommes avec la création, et des hommes avec Dieu.
La violence dont je vous parlais n’est pas l’apanage des nations ou des peuples en guerre ! Elle sévit au milieu de nous. Les anciens disaient que le pire des champs de bataille est le cœur humain, rempli de mépris, d’orgueil de mensonge, de médisance et j’en passe. Qui d’entre nous n’est pas choqué par les faits de violence dans notre pays qui s’enorgueillit de sa civilisation ? Je pense ici premièrement aux tueries absurdes, mais aussi au climat général de manque de considération entre nous, dans nos écoles, nos communes, notre église, nos familles… La paix pour laquelle nous sommes invités à prier et à laquelle nous devons œuvrer manque cruellement au sein de nos communautés, nos sociétés, peut-être aussi à cause des injustices ressenties mais surtout parce que les gens se sentent profondément malheureux, ne pouvant pas atteindre le bonheur de pacotilles que nous miroite notre société de consommation. La croix de Jésus nous a appris que le cercle infernal de violence et du péché ne peut être inversé par le véritable amour : l’abandon à l’autre.
Il y a des gens qui me disent avoir peur de l’islam. Aucun fanatisme n’est justifiable, évidemment ! Mais faut-il avoir peur ? Il me semble que non : la confrontation avec une autre culture ou religion peut être enrichissante, car elle nous incite à faire un examen de conscience salutaire : dans quelle mesure avons nous abandonné l’appel de l’Évangile ? Dans quelle mesure avons nous intégré l’héritage de nos aïeux ?
Il y a donc matière à réfléchir et à prier au seuil de cette nouvelle année.
Que Dieu nous donne d’être réellement des hommes et des femmes bonae voluntatis.
Votre curé, Marc d’Hooge+