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Feuilles de semaine

  • Feuille de semaine n°110

    Il faut l’avouer, l’évangile est décapant. Jésus nous dit ce qu’il pense du pouvoir : « Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur... celui qui veut être le premier sera l’esclave de tous ». Les fils de Zébédée voudraient obtenir les meilleures places dans le Royaume de Dieu. Ne nous en amusons pas. Tous les êtres humains cherchent à dominer, à se placer aux premiers rangs. La passion la plus élémentaire n’est sans doute pas, comme le pensait Freud, la pulsion sexuelle. Le psychanalyste Adler y voyait plutôt la volonté de puissance. Notre société ne se gêne pas pour attiser ce désir, jusqu’à la frénésie. Elle adule les premiers, les plus forts, les plus riches, les plus beaux, les gagnants, les battants. Les premières places : que ne fait-on pas pour y arriver ? Tous ne les atteignent pas, mais tous, de manière plus ou moins avouée, en rêvent.

  • Feuille de semaine n°109

    Que savons nous de Saint denis ? Selon la tradition rapportée par Saint Grégoire de Tours, Saint Denis était un des sept Evêques envoyés par le Pape de Rome en Gaule sous le règne de Dèce (vers 250), afin d'y poursuivre l'évangélisation qui n'avait été jusque là que partielle. Saint Gatien fut envoyé comme Evêque de Tours, Saint Trophime, à Arles; Saint Paul, à Narbonne; Saint Saturnin, à Toulouse); Saint Austremoine, à Arvernes; Saint Martial, à Limoges); et Saint Denis, dans la petite ville de Lutèce (Paris). Partout sur son chemin, Saint Denis, assisté de ses compagnons Rustique et Eleuthère, façsait de nombreuse conversions par d'éclatants miracles. Parvenu à Lutèce, il s'installa un peu en dehors de la ville, dans une demeure cédée par un noble converti, afin que les Chrétiens puissent s'y réunir en secret (Montmorency). Lors des persécutions, Denis, malgré son grand âge et sans crainte du danger, allait visiter les condamnés pour les encourager à maintenir fermement la foi.

  • Feuille de semaine n°108

    Qu’est-ce qu’être homme ? Pourquoi la sexualité, l’amour, le mariage ? La première lecture répond par un récit aussi imagé que profond. L’homme ne trouvant aucune aide qui lui corresponde dans le monde animal, Dieu fait tomber sur lui un mystérieux sommeil. Puis de sa chair, il forme la femme. L’homme s’écrie à son réveil : « cette fois-ci j’ai reçu ce qui me manquait, os de mes os et chair de ma chair. ».. C’est presque trop beau, direz-vous, au regard de tant d’échecs de l’amour… On ne peut pas faire l’impasse sur l’enseignement sûrement historique de Jésus à propos du divorce. « C’est en raison de votre endurcissement que Moïse a formulé cette loi. AU commencement, il n’en était pas ainsi. » C’est, dans les évangiles, la rupture la plus nette de Jésus avec la loi mosaïque.

  • Feuille de semaine n°106

    S’il est un point commun entre les lectures de ce dimanche, c’est le contraste entre la logique humaine et celle de Dieu. Jésus vient d’annoncer une nouvelle fois sa Passion. Les disciples ne comprennent rien et ils ont peur. Jésus leur annonce qu'il va mourir et ressusciter, et les disciples se taisent. Ils ne peuvent entrer dans ce que Jésus tente de leur dire, car les manières de Dieu sont totalement étrangères eux conceptions du monde. Nous ne sommes guère plus lucides qu’eux. Nous aussi, il nous arrive de ne rien comprendre à l'action de Dieu dans nos vies et dans le monde. Alors que Dieu n'est qu'amour, nous restons crispés, dans nos égoïsmes, sur notre confort et nos sécurités.

  • Feuille de semaine n°96

    Voilà donc les Douze qui rentrent de leur première mission. Heureux, mais fatigués. Ils ont tant de choses à raconter à Jésus ! C'est pourquoi il part à l’écart : ses amis ont besoin d'un temps de repos et de calme. Mais les gens continuent à courir après Jésus. Qu'est-ce qui les fait courir ? Tout au long de l'histoire, tant de meneurs d'hommes, tant de gourous qui attiraient les foules qu’on peut légitimement se demander en quoi Jésus se distingue d'eux. Jésus est l'anti-secte par excellence. En lui, en sa propre personne, toute haine, toute jalousie, tout mépris de l'autre sont morts. Jamais il ne s'appuiera sur la certitude d'être supérieur : il est « serviteur ». Un point c'est tout. Nous le voyons bien dans le récit de Marc : la foule a besoin de lui, elle le réclame. Il ne se met pas à sa tête pour la guider, la diriger, la conduire ; il se laisse bousculer par elle. Il avait un projet : prendre quelques heures de repos avec ses apôtres. Le projet ne tient plus. Seule comptent ces gens dont il a pitié « parce qu'ils sont comme des brebis sans berger ».