Prochaines messes

  • Nordhouse - Messe du Dimanche Pâques IV
    dim 26 avril 2026  9h00 - 10h00

  • Hindisheim - Messe de Dimanche - M. et Mme Louis et Louise STIRER
    dim 26 avril 2026  10h30 - 11h30

  • Hipsheim - Messe de Semaine
    mar 28 avril 2026  9h30 - 10h30

  • Limersheim - Messe de Semaine Ste Catherine de Sienne
    mer 29 avril 2026  9h30 - 10h30

  • Hindisheim - Messe de Semaine St. Pie V
    jeu 30 avril 2026  18h30 - 19h30

Edito Mars 2026

Chers amis,
Nous voici arrivés en ce temps de grâce du carême, temps de préparation à la Pâque. La liturgie, avec ses lectures de cette année A, existait déjà à Rome au début du Ve siècle pour les chrétiens qui, pendant six semaines, se préparaient à la fête de Pâques. Il y avait les candidats au baptême, qui recevaient le baptême lors de la Vigile pascale. Et puis, il y avait aussi les coupables de fautes graves, exclus de la communion, qui étaient réconciliés le Jeudi saint et communiaient à Pâques.
Les évangiles que nous lisons aux dimanches de carême de cette année constituent donc un itinéraire parcouru aussi bien par les catéchumènes se préparant au baptême que par les pécheurs repentis en quête de réconciliation. L’Évangile de la Tentation (premier dimanche) est une vigoureuse invitation à rejeter Satan et à proclamer la foi au seul Dieu. Le récit lumineux de la Transfiguration (deuxième dimanche) est un encouragement et une promesse pour tous. Du troisième au cinquième dimanche, nous retrouvons les trois grands évangiles baptismaux : le dialogue de Jésus avec la Samaritaine venue puiser de l’eau, la guérison de l’aveugle-né qui recouvre la vue, et la résurrection de Lazare qui revient à la vie.
Nous sommes invités à vivre ces quarante jours comme un temps de combat lucide entre deux esprits qui nous habitent, entre deux inspirations qui orientent nos choix quotidiens. Allons-nous être séduits par une publicité mensongère qui nous promet la satisfaction de tous nos désirs égoïstes, ou bien nous préparer à la profession de foi que nous proclamerons dans la nuit pascale ?
Par les temps qui courent, le mot « réconciliation » résonne d’autant plus fort, au vu de l’état déplorable de notre patrie. Les actualités regorgent de faits de violence et d’intolérance. L’autre est souvent devenu une menace à craindre… ou à supprimer. Depuis le fratricide d’Abel par Caïn, en passant par le chant de Lamech, le mal entraîne l’humanité dans un cercle vicieux de haine, de destruction et de mort. Et que dire de notre communauté chrétienne ? Y règnent réellement la bienveillance et le pardon, ou plutôt l’intolérance et la rancœur ? Nous ne sommes pas arrivés au degré de mal qui a causé la mort de ce jeune homme à Lyon, mais en sommes-nous vraiment si éloignés ? Faisons déjà l’effort de regarder autour de nous : nous verrons les regards de frères et sœurs qui souffrent parce qu’ils sont mis au ban, victimes de terrorisme intellectuel ou de médisance… Où sont donc la douceur, le pardon et la miséricorde qui ont conduit le Sauveur jusqu’à la croix ?
Le temps du carême est un temps d’entraînement au combat, comme le disait la collecte du Mercredi des Cendres.
Dans ce combat, Dieu ne nous laisse pas seuls. Jésus y est passé en vainqueur, Agneau sans tache. Lui qui était sans péché s’est identifié aux pécheurs afin de briser le règne de la mort. La Pâque du Christ est aussi la nôtre, puisque le Christ nous donne la force de traverser avec lui toutes les difficultés de la route.
votre curé, Marc d’Hooge